Le « superflic » roulait en Ferrari et Rolls-Royce
Voici une affaire qui risque de laisser des traces au sein de la police lyonnaise. Free-Landz revient sur l’arrestation du N°2 de la PJ de Lyon.
Depuis plusieurs jours déjà, l’affaire fait le tour des Unes de France. Michel Neyret, le n°2 de la PJ de Lyon, a été présenté au juge ce lundi matin pour des faits de corruption, association de malfaiteurs, détournement de biens, violation du secret professionnel, trafic de stupéfiants et trafic d’influence. Il y a quelques heures, l’ancien « superflic » lyonnais a été placé en détention provisoire. Son épouse, Nicole Neyret, est soupçonnée de trafic d’influence, recel de corruption et association de malfaiteurs. D’autres faits sont reprochés au couple, mais cette fois sous la forme du conditionnel.
D’autres arrestations en perspective
Outre les liens qu’il entretenait avec certains trafiquants, Michel Neyret devra aussi s’expliquer sur un possible détournement d’argent et/ou de drogue pour rémunérer ses « indics », notamment deux Lyonnais : Gilles Bénichou et Stéphane Alzraa. « Ce service [les indicateurs, NDLR] s’est illustré pendant plus de vingt ans, arraisonnant des convois de go-faster », explique l’avocat lyonnais David Metaxas, qui a refusé d’assurer la défense de l’ancien flic à cause de « conflits d’intérêts » avec ses propres clients. « Aujourd’hui, on découvre que, finalement, on a des indics qui sont rémunérés — je ne sais pas comment — et c’est un système qui ne pouvait plus perdurer. [...] On l’a accepté pendant vingt ans et, aujourd’hui, j’espère que la défense aura la décence de le considérer au moment de juger cet homme. [...] Tout le monde le savait, tout le monde le couvrait, y compris la justice. » Une affaire qui n’est pas prête de s’arrêter de sitôt et qui pourrait entraîner dans son sillage l’arrestation et la mise en examen d’autres policiers.

[...] la page». Concernant l’affaire Michel Neyret, c’est ce qu’a voulu faire Claude Guéant, Ministre de l’Intérieur, ce midi lors [...]