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fév
05/11
Lyon Cap’ licencie trois de ses journalistes
Mise à jour le Mardi 15 février
Ecrit par Sylvain Ortega

Lyon Capitale licencie trois de ses « esprits libres »

Lyon Cap’ licencie trois de ses journalistes. Loïc Blache, ancien stagiaire du mensuel lyonnais nous explique pourquoi la direction a décidé de se séparer de ses journalistes.

Les esprits sont-ils libres au sein de Lyon Capitale ? Que ce soit dans le mensuel ou sur le site Internet, la réponse est oui. Mais la question vient de se poser concernant les relations entre la direction du journal et la rédaction depuis que la première a licencié pour « insuffisance professionnelle » trois de ses journalistes employés depuis plusieurs années.
La décision serait la conséquence d’un courrier envoyé, le 5 janvier dernier, par la rédaction à leur président-directeur général et directeur de publication, Didier Maïsto. Dans leur lettre, les journalistes demandaient l’organisation d’élections de délégués du personnel, une procédure obligatoire pour toute entreprise ayant au moins onze salariés. Dans la foulée, trois journalistes (qui envisageaient de se présenter à ces élections) sont « [mis] à pied à titre conservatoire » avant de recevoir, ce jeudi 3 février 2011, leur lettre de licenciement pour ne pas avoir répondu, entre autres, à un mail du rédacteur en chef en 2009 ou pour avoir levé le pied en novembre, raconte Alice Géraud, la correspondante de Libération à  Lyon dans les colonnes du quotidien de ce vendredi (l’article est accessible aux abonnés sur liberation.fr).

Une journée de grève symbolique


Cette demande a été prise comme une « trahison », explique un journaliste. En réaction, « la majorité des journalistes s’est mise en grève pendant 24 heures ce vendredi. On attendait la réponse définitive pour réagir. » Seuls deux journalistes n’ont pas arrêté leur travail, permettant la mise à jour du site Internet. « Lundi, nous reprenons le boulot », confirme ce même employé qui continuera à demander ces élections, « pour être en conformité avec la loi ».
Contacté, l’un des trois journalistes licenciés ne cache pas son amertume, même si « la vie continue », dit-il en désespoir de cause. À moins d’une marche arrière de la direction, les trois ex-employés saisiront le Tribunal des Prud’hommes. De son côté, l’Inspection du travail a aussi été informée de la situation.
Ce vendredi en fin d’après-midi, le directeur de publication n’était pas joignable et ne semblait pas vouloir communiquer sur le sujet. Néanmoins, une source proche de la direction aurait assuré au Monde que les licenciements ne seraient pas liés à la demande de la rédaction et affirmé que ces élections auront de toute façon lieues.
Loïc Blache

Un commentaire
  1. Commentsmj   |  Lundi, 07 février 2011 à 20:48

    Pour les trois journalistes qui vont attaquer aux PRUD’HOMMES : sachez que toutes les démarches sont GRATUITES ! Bonne chance.


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