Quatre à la suite
Le LHC poursuit sa marche en avant vers le play-offs en alignant une quatrième victoire d’affilée à Charlemagne, où les Lyonnais restent invaincus en 2012, après leur victoire 6-3, samedi 11 février, contre les Boxers de Bordeaux. Cependant, même si la victoire apparaît logique, les joueurs de Pascal Margerit n’ont pas fait un grand match et ont surtout bénéficié de la mauvaise performance des visiteurs durant le premier tiers.
Deux minutes. C’est le temps qu’il aura fallu aux Lions pour entrer dans ce match. Après une première occasion bordelaise bien stopée par un Guillaume Richard encore impeccable hier soir, Combe ouvre le score sur une action initiée par Olsson. Le LHC procède alors par contre, et l’un d’eux n’est pas loin de faire mouche, mais Combe rate le un contre un, mis en échec par le gardien girondin. C’est un avertissement sans frais pour les visiteurs. La punition arrive une minute plus tard avec un but magnifique de Frioux après un lancer en pleine lucarne suite à un beau travail de Bastien et To-Landry. Ce but sonne les visiteurs. Le Kop peut alors scander le nom de Margerit. Le LHC maîtrise la fin du tiers et les Bordelais sont à l’agonie, notamment après la mise au frigo de Kristin. Et il faudra un miracle pour que le score reste à 2-0. Sur le gong, Combe s’offre un doublé et permet de finir ce premier tiers en beauté.
Toujours pas de deuxième tiers…
L’écart va encore se creuser dans le deuxième tiers, puisque Frioux réalise aussi son doublé, aidé par Bastien — dans tous les bons coups hier — et Roch. Bordeaux prend l’eau et le changement de gardien ne résoud rien. Après ce but, la physionomie du match s’inverse. Les Lyonnais font preuve d’une indiscipline qui va leur coûter cher. Sur le deuxième tiers, ils se retrouvent en infériorité à quatre reprises, c’est-à-dire quasiment la moitié du temps. Les Boxers en profitent pour se rebiffer et se fâchent tout rouge (normal pour Bordeaux). Par deux fois, ils marquent en supériorité : la première par Majercak ; la deuxième, par Masson, qui envoie le palet sous la transversale d’un Richard impuissant. Bilan : 3-2.
Heureusement pour le LHC, le troisième tiers sera l’inverse du précédent : c’est désormais Bordeaux qui fait preuve d’indiscipline et se fait pénaliser deux fois dans les cinq premières minutes. Si la première supériorité ne donne rien, la deuxième est la bonne, et Bastien marque le cinquième but de la soirée. But qui douche les espoirs bordelais. Dans la foulée, To-Landry, sur un service de Bastien, décidément intenable, corse l’addition qui commence à devenir salée pour nos amis girondins. La fin de match est ouverte, le puck va d’une cage à l’autre, mais les occasions ne sont pas nombreuses et le match est plié depuis plusieurs minutes déjà. Les plus belles occasions sont à mettre à l’actif des visiteurs qui font briller Richard. Et c’est donc logiquement qu’ils réduisent la marque par Horrut.
Le LHC s’impose finalement 6-3 dans un match où il aura globalement maîtrisé son sujet, même si les joueurs ont encore coincé dans le deuxième tiers. Les play-offs se précisent de plus en plus et Charlemagne reste ainsi une forteresse imprenable cette année. Une bonne nouvelle avant la réception d’un adversaire d’un tout autre calibre la semaine prochaine : Brest.
Pierre Gerbeaud
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Réactions à chaud :
« Les play-offs sont quasiment acquis. C’est ce que j’ai dis avant le match ce soir, c’était fait si on gagnait ce soir », commente Pascal Margerit, le coach lyonnais. « On n’a pas fait un super match ce soir, notamment dans le deuxième tiers. On les a laissé espérer. Heureusement, le power play dans le troisième nous permet de nous détacher. Je suis heureux parce que, ce soir, j’ai pu faire tourner et les jeunes ont participé à la victoire, qui est donc collective. […] L’annonce de mon départ cette semaine aurait pu les inquiéter. J’ai essayé d’avoir un discours rassurant et, pour eux, la meilleure façon de décrocher un contrat l’année prochaine, c’est de gagner parce qu’il est difficile de changer une équipe qui gagne. »
« Ça sourit en 2012 à Charlemagne. On est dans une bonne dynamique », se réjouit le capitaine Martin Milleroux. « Ce soir, on s’est mis à l’abri rapidement, la dynamique est là. […] On a eu un relâchement coupable au deuxième tiers, on prend deux buts coup sur coup, même si on n’a pas vraiment été en danger. […] On ne pense pas à l’adversaire pour les play-offs, c’est une saison à part qui commencera. On veut finir la saison régulière à la meilleure place possible. […] Au début de la saison un temps d’adaptation a été nécessaire, on a eu des blessés également. Depuis, on a bien progressé et les automatismes sont plus faciles à trouver. On s’était fixé comme objectif le maintien, maintenant, les play-offs sont accessibles. Mais c’est trop tôt pour viser l’accession en Ligue Magnus, nous ne sommes que cinquième au classement. »
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